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Notes d’allocution de Wayne G. Wouters à l’occasion de l’Assemblée générale 2010 du Bureau du Conseil privé

13 septembre 2010

À vérifier au moment de l'allocution


Introduction

Bonjour! J’espère que vous avez passé un bel été et que vous en avez profité pour prendre des vacances. 

Certains d’entre vous viennent de se joindre à l’équipe du BCP et je profite de l’occasion pour leur souhaiter la bienvenue parmi nous.

J’ai pris congé aussi, mais entre vous et moi, je suis ravi d’être de retour prêt à reprendre le collier.

La Chambre des communes recommencera à siéger la semaine prochaine, le 20 septembre. La session d’automne s’annonce chargée.

J’aimerais prendre un peu de votre temps ce matin pour vous entretenir des progrès réalisés depuis notre dernière assemblée générale, de nos priorités pour l’année qui vient et des mesures à prendre afin d’y travailler ensemble, en équipe.

Survol de l’année

J’occupe ce poste depuis un peu plus d’un an maintenant et j’en tire les plus grandes satisfactions.

C’est un travail exigeant, mais j’en savoure chaque minute.

Mais c’est avant tout pour moi un honneur et un privilège que d’exercer ces fonctions.

Pour nous tous et toutes, les douze derniers mois ont été marqués par une foule de défis à relever, d’occasions à saisir. Voici quelques-uns des faits saillants.

PAE

Je commencerai par le Plan d’action économique, ou si vous préférez, le PAE.

Comme vous le savez, le PAE a été conçu et mis en place en réaction à la crise économique la plus grave que nous ayons connue depuis la grande dépression.

De concert avec les autres ministères ainsi qu’avec les gouvernements provinciaux et municipaux, nous avons mis en œuvre le plus important train de mesures de stimulation de toute notre histoire.

Le temps pressait, mais le gouvernement a réagi rapidement et à tous les niveaux. L’opération s’y prêtant, nous avons procédé à une certaine restructuration. 

En simplifiant nos mécanismes décisionnels sans jamais compromettre nos principes de diligence raisonnable ou de responsabilité, nous avons réussi à mettre en place sans tarder un budget de relance dont les Canadiens avaient grandement besoin.

En définitive, notre approche a été couronnée de succès, ce que le FMI et l’OCDE, entre autres, n’ont pas manqué de souligner en des termes très élogieux.

Haïti

L’intervention du gouvernement du Canada en Haïti a été remarquable.

Une intervention remarquable non seulement du fait de la rapidité avec laquelle nous avons établi un plan de secours aux sinistrés, mais du fait aussi des circonstances dans lesquelles il nous fallait opérer.  

Avec l’aide du BCP et d’autres ministères fédéraux, l’ACDI et le MDN se sont portés au secours des Haïtiens. Incidemment, le Canada a été le premier pays à envoyer des secours matériels par avion cargo après le tremblement de terre.  

Face à une catastrophe humanitaire aussi terrible, les réactions ont été magnifiques.

La décision prise par le gouvernement de verser un montant équivalant aux dons privés a suscité chez les Canadiens et les Canadiennes des élans de générosité que je qualifierais peut-être de sans précédent.

H1N1

Nous avons vécu deux grands moments historiques l’année dernière! D’abord le PAE, puis le programme de vaccination contre la grippe H1N1. 

De concert avec l’Agence de la santé publique du Canada et Santé Canada, de même qu’avec les gouvernements provinciaux et municipaux, le BCP a travaillé à mettre sur pied un programme devant permettre de vacciner le plus grand nombre possible de Canadiens et de Canadiennes.

L’OMS a annoncé que la pandémie de grippe H1N1 est terminée, mais cela ne signifie pas pour autant que le virus n’existe plus.

Il peut continuer de se propager pendant des années encore et faire de nouvelles victimes. À l’approche de la saison des rhumes et des grippes, les leçons tirées de cette expérience resteront profitables.

Jeux olympiques et paralympiques de 2010

Mais l’année n’a quand même pas été faite que de coups durs ou de catastrophes imminentes! Nous avons passé de bons moments aussi.

Nous avons invité le monde à venir assister à nos Jeux olympiques et paralympiques — et le monde a répondu à notre invitation. Et dans les deux cas le succès a été retentissant.

Ces jeux ont pris une dimension historique non seulement en raison du nombre sans précédent de médailles remportées et de records battus par les athlètes canadiens, mais aussi du fait des réactions extrêmement favorables qu’ils ont suscitées partout dans le monde.

Nos jeux se sont déroulés dans le calme et la sécurité, et ils ont permis de montrer au monde entier ce que le Canada a de meilleur à offrir.

G8 et G20

Toujours sous le thème de la place qu’occupe le Canada sur la scène internationale, deux sommets, celui du G8 et, peu après, celui du G20, ont eu lieu chez nous. Vu l’importance des discussions, les considérations logistiques ainsi que les exigences en matière de communication et de sécurité, c’était là un défi majeur que nous avons brillamment relevé. 

Les dirigeants du G8 ont discuté d’un bon nombre d’enjeux liés au développement, au rétablissement ou au maintien de la paix, ainsi qu’à la sécurité.

Nous avons fait notre marque principalement avec l’initiative de Muskoka, destinée à améliorer la santé des mères et des enfants. Nous avons réussi à rallier à cette cause les autres membres du G8; les ressources nouvelles totalisent 7,3 milliards de dollars US.

Sous l’impulsion du Canada, les dirigeants du G20 réunis à Toronto se sont penchés sur des enjeux économiques de première importance.

Par exemple, c’est avec beaucoup de fierté que nous pouvons dire que les dirigeants du G20 ont adopté des cibles qui permettront aux pays industrialisés de réduire leur déficit d’au moins la moitié d’ici 2013, et de stabiliser la dette publique par rapport au PIB. 

Candidature du Canada pour devenir membre du Conseil de sécurité des Nations Unies

En juillet, j’ai eu l’occasion de me rendre à la Mission permanente du Canada auprès des Nations Unies, à New York. Je suis toujours épaté par le travail qu’on y fait.

Comme vous le savez sans doute, nous mettons tout en œuvre afin de nous assurer un siège au Conseil de sécurité pour 2011-2012.

Le Canada collabore de longue date avec l’Organisation des Nations Unies. En tant que membre du Conseil de sécurité, je crois sincèrement qu’il pourrait contribuer de façon utile au règlement des problèmes financiers, organisationnels et administratifs de l’ONU ainsi qu’à l’atteinte de ses objectifs.

Le vote se tiendra à la mi-octobre. Si le Canada obtient le siège convoité, le BCP devra redoubler d’efforts et travailler en étroite collaboration avec le CPM, le MAECI et d’autres ministères clés.

Direction de la fonction publique

En plus de soutenir le Premier ministre et le gouvernement dans la réalisation des objectifs prioritaires, le BCP guide la fonction publique et lui indique la route à suivre.

La transition demeure importante au niveau des cadres supérieurs. 

Le Comité des sous-ministres sur le renouvellement de la fonction publique, présidé par Marie-Lucie Morin, engage les fonctionnaires et les intervenants de l’extérieur dans un dialogue sur l’importance du leadership et du renouvellement.

Nous avons donné notre appui au Comité consultatif du PM sur la fonction publique, qui s’est livré à une fine évaluation de l’état actuel de la fonction publique ainsi que des défis qu’elle aura à relever et des occasions qu’elle devra saisir. 

Enfin, j’ai déposé mon premier rapport annuel au Premier ministre depuis mon entrée en fonction à titre de greffier. J’y parle du renouvellement de la fonction publique dans le contexte actuel ainsi que de mon engagement à moderniser le milieu de travail.

Vers un meilleur BCP

Au cours de la dernière année, le renouvellement du milieu de travail au BCP est passé de la simple théorie à la pratique.

Au printemps dernier, nous avons lancé notre campagne d’innovation, qui a pris la forme d’une consultation au moyen de médias sociaux : une grande première au BCP.

Comme Tim Sargent l’a fait remarquer dans son suivi, nous vous demandions alors de nous suggérer des moyens de faire du BCP un milieu de travail plus stimulant, et vous avez répondu à notre appel avec enthousiasme.

Les propositions que nous avons reçues touchaient nos ressources humaines, notre culture organisationnelle et nos technologies de l’information. Nous avons échangé sur l’équilibre travail-vie privée, sur le virage écologique. Au total, nous avons affiché 350 commentaires et 1 282 employés ont pris part au vote!

Vous conviendrez avec moi que la campagne a suscité un débat animé qui a couvert une foule d’aspects.

Mais elle n’aurait jamais connu un tel succès sans la possibilité de recourir aux technologies Web 2. 

Au moment de notre réflexion sur le 17e rapport annuel au PM, et sur nos outils de travail, nous avons entrepris de transformer quelque peu le site Web du BCP afin de le rendre plus convivial. Il a maintenant très fière allure.

C’est d’ailleurs dans cet esprit qu’est née l’idée du site greffier.gc.ca.

Le lancement, en mars dernier, de ce site Web destiné au grand public aussi bien qu’aux fonctionnaires avait notamment pour objet de replacer dans leur contexte historique le rôle du Bureau du Conseil privé et les fonctions du greffier.

Nous voulions également faire de greffier.gc.ca un outil de promotion et de mise en valeur des responsabilités dont les serviteurs de l’État doivent s’acquitter ainsi que de leurs contributions au mieux-être des Canadiens et des Canadiennes. 

Enfin, le site sert d’interface entre le chef de la fonction publique, les fonctionnaires et le grand public. Vous serez sans doute surpris de lire tout ce que les gens peuvent écrire sur une foule de sujets.

Bref, nous avons fait un bon bout de chemin depuis notre dernière assemblée générale.

Nos principales réalisations ont été notre professionnalisme, notre capacité d’établir des liens de coopération et de collaboration avec les autres ordres de gouvernement ainsi que l’efficacité avec laquelle nous avons réussi à mettre en place de nouveaux systèmes, rapidement et sans heurts.

Au cours des douze prochains mois, nous devrons nous serrer les coudes une fois de plus et travailler ensemble à relever d’autres défis.

D’ici notre prochaine assemblée générale, nous aiderons le gouvernement à mettre en œuvre son programme législatif pour cet automne et nous veillerons à la bonne marche d’une session qui s’annonce houleuse à la Chambre des communes.

Nous travaillerons à faciliter la présentation du Budget 2011.

Et nous terminerons l’Examen des services administratifs de même que l’Examen stratégique du BCP

Regard sur l’avenir

Session d’automne 2010 à la Chambre des communes

Nous aurons beaucoup à faire durant les mois à venir.

Conformément à notre mandat de fournir au gouvernement le soutien dont il a besoin, nous veillerons à faciliter le dépôt et le traitement des nouveaux « projets de loi de premier plan ». 

Ces projets correspondront aux initiatives prioritaires que le gouvernement lancera dans des secteurs bien précis comme la justice, la sécurité ou l’immigration.

Nous veillerons aussi à faciliter l’adoption des projets de loi du gouvernement ainsi que le dépôt de plus de soixante initiatives émanant des députés qui sont actuellement inscrites à l’ordre de priorité. L’approche d’une nouvelle élection générale viendra toutefois compliquer notre tâche.

Par ailleurs, la dimension d’enquête qui s’ajoute de plus en plus aux travaux des comités parlementaires et l’importance accrue que prend pour eux la présentation des documents et des témoins nous projetteront à l’avant-scène au chapitre du suivi de ces travaux et du soutien que requièrent les comités.

Tout aussi important, nous continuerons d’appuyer le gouvernement dans sa réforme des institutions démocratiques, axée notamment sur Sénat et le système électoral.

L’économie

Au-delà de la session d’automne à la bonne marche de laquelle nous devrons veiller, nous avons une économie à « orchestrer » et un budget à « mettre en scène ».

Le Canada s’est beaucoup mieux tiré de la dernière récession que bon nombre de pays, y compris les autres membres du G7.

Cela dit, nous devons rester prudents. 

Nous sommes une nation commerçante, ce qui nous expose souvent aux effets de ce qui peut ralentir ou secouer les autres économies.  

La relance de l’économie mondiale est bien amorcée, mais il est encore trop tôt pour lâcher le gouvernail.

La croissance aux États-Unis demeure lente et incertaine. Pour l’heure, il est impossible de prédire si la demande privée mondiale suffira ou non à alimenter la relance économique.

Mais en dépit de ces facteurs externes, nous pouvons nous permettre d’être optimistes.

Le Budget de 2010 renferme des mesures destinées à réduire le déficit et à nous aider à remettre nos finances en bon état.

L’une de ces mesures a pour objet de ralentir les dépenses dans trois secteurs, soit la défense nationale, l’aide internationale et les dépenses de fonctionnement (les salaires et les frais d’exploitation).

Une autre vise à faciliter la cessation graduelle des mesures temporaires prévues dans le PAE, ce volet devant contribuer à lui seul à réduire le déficit budgétaire fédéral de moitié entre 2009-2010 et 2011-2012.

Nous avons également résolu de recourir à des outils de gestion des dépenses; il est essentiel que nos ressources soient utilisées de manière efficace et efficiente, et conforme aux priorités des Canadiens et des Canadiennes. 

L’Examen stratégique et l’Examen de la gestion des actifs du gouvernement sont deux outils essentiels de gestion des dépenses.

Examen stratégique du BCP

Comme bon nombre d’entre vous le savent déjà, le processus d’évaluation stratégique exige de tous les ministères qu’à tous les quatre ans, ils examinent tous leurs programmes afin d’y repérer ceux qui sont les moins utiles et les moins productifs et dont la disparition permettrait de réaffecter cinq pour cent des ressources.

Nous avons scruté cette année l’ensemble de nos activités. Tout au long de l’exercice, nous avons gardé à l’esprit l’absolue nécessité de donner l’exemple.

Afin d’atteindre notre objectif de réaffectation, nous avons passé en revue nos modèles de gestion et mis en relief certains changements pouvant se traduire par des économies de coûts et transformer nos façons de faire.

Par exemple, nous étudions actuellement les incidences possibles d’un système de gestion « sans papier » des dossiers du Cabinet. Rien n’est encore envisagé au-delà de cette étude, mais je crois que les possibilités qui s’offrent à nous sont intéressantes.

Les résultats de cette étude seront présentés aux ministres du Conseil du Trésor dans le cadre du rôle général de chef de file que le BCP est appelé à jouer.

En particulier, nous avons pris la direction du nouvel examen des services administratifs qui a été annoncé dans le Budget 2010. Mais j’en parlerai plus longuement tout à l’heure.

Renouvellement de la fonction publique

Plan stratégique des ressources humaines

J’espère que je ne vous apprends rien en vous disant que nous avons un nouveau Plan stratégique des ressources humaines pour 2010-2013!

Toutes les directions générales du BCP ont fait à cet égard des suggestions précieuses. Je vous en remercie tous et toutes.

J’aimerais toutefois souligner d’une façon particulière la contribution des Ressources humaines, et les remercier de leur excellent travail et de leur participation à l’élaboration d’un plan d’aussi haut calibre.

Si vous ne l’avez pas vu encore, je vous signale que ça se lit très bien à bord de l’autobus le matin!

J’aimerais attirer votre attention sur l’une des initiatives les plus intéressantes qui marqueront la prochaine année. 

Aujourd’hui, en effet, nous procéderons à un jumelage par tirage au sort, une initiative adaptée d’une proposition faite durant la campagne Portail à vos idées.

Le jumelage offre de grandes satisfactions à tous les participants, ceux qui donnent aussi bien que ceux qui reçoivent, et je vous invite tous et toutes à tenter l’expérience.

Le programme fait clairement ressortir l’importance du mentorat et de l’encadrement. Il souligne aussi notre volonté d’implanter une culture de l’apprentissage et de créer un environnement qui favorise le partage des connaissances.

Valeurs et éthique dans la fonction publique

Il existe un lien très net entre l’importance que nous accordons toujours au renouvellement de la fonction publique et l’engagement que nous avons pris de poursuivre notre quête d’excellence en dépit des contraintes financières.   

Ces objectifs complémentaires découlent des valeurs et des principes éthiques qui caractérisent notre fonction publique.

Plus qu’à aucun autre moment de notre histoire, peut-être, nous devons cultiver, favoriser et protéger ces valeurs et ces principes au sein de l’effectif. 

Parce que ces valeurs se situent au cœur même de ce qu’est la fonction publique, nous devons travailler à les perpétuer.

Nous devons les transmettre à tous ceux et celles qui en sont à leur premier emploi ou qui ont quitté le secteur privé pour se joindre à nous.

En définitive, tout ce que nous entreprenons au BCP témoigne de façon concrète de nos valeurs et de nos principes éthiques, à commencer par cet exercice essentiel de remise en question que vous êtes appelés à faire.

C’est là quelque chose que nous avons en commun avec les autres ministères fédéraux.

Pour nous, la différence réside peut-être dans l’ampleur de nos responsabilités et aussi dans l’importance, la portée et les répercussions possibles des dossiers que nous devons traiter. 

Il n’est sans doute pas exagéré de prétendre que la plupart d’entre nous ont opté pour la fonction publique parce que nous aspirons à travailler au bien public et à atteindre l’excellence dans tout ce que nous faisons.

Que ce soit au Canada ou à l’étranger, comme c’est le cas de certains employés de CIC, de Commerce international ou du MDN, nous croyons en l’absolue nécessité de faire preuve de transparence et de rendre compte de nos actions.

En tant que serviteurs de l’État, nous devons respecter les contribuables canadiens.

Dans un environnement public où nos décisions sont parfois examinées de très près, et où les citoyens se tiennent informés, font preuve d’un jugement sûr et aspirent à une participation plus active, nos valeurs et nos principes éthiques nous servent en quelque sorte de GPS dans tout ce que nous faisons.

À l’automne 2010, le gouvernement déposera au Parlement son nouveau Code de valeurs et d’éthique du secteur public.

Code de conduite du BCP

Les valeurs et l’éthique ont tellement d’importance au BCP que nous avons décidé, pour meubler nos temps libres, de nous préparer un code bien à nous!

Bon, ce n’était pas tout à fait notre idée. C’était, comme qui dirait, déjà prévu dans la Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d’actes répréhensibles.

Prenant en compte les responsabilités et autres particularités des différents ministères et organismes, la loi prévoit ce qui suit :

« L’administrateur général établit un code de conduite applicable à l’élément du secteur public dont il est responsable. »

Krista Outhwaite, notre championne des valeurs et de l’éthique, sera secondée dans sa tâche par les membres du Comité consultatif sur les ressources humaines, un conseil consultatif et un groupe de travail.

Dans un proche avenir s’engagera un dialogue que nous souhaitons enrichissant et dynamique sur les questions de valeurs et d’éthique. Vous serez tous et toutes invités à exprimer vos suggestions et vos commentaires.

Cela dit, un code de déontologie n’est vraiment efficace que dans la mesure où tous les fonctionnaires en ont bien compris la portée et les conséquences.

Des conseils donnés sans crainte et basés sur des faits

L’analyse critique, la remise en question, ça n’a rien d’une tâche facile. Nous qui la pratiquons au quotidien en savons quelque chose.

Le mandat des serviteurs de l’État a toujours été et restera toujours de donner des conseils objectifs, non partisans et basés sur des faits.

Nous devons tout mettre en œuvre afin de fournir à nos élus des renseignements exacts et à jour qui donneront à leurs décisions des assises vraiment solides.

Dans l’exercice de vos fonctions au service des Canadiennes et des Canadiens, je vous invite à continuer de présenter les meilleurs projets de politique et de programme qu’il vous est possible de concevoir. 

Les citoyens canadiens n’attendent rien de moins, et nous comptons répondre à leurs attentes.

Bien sûr, vos conseils ne sont pas toujours pris en compte.

Cela ne devrait rien changer, toutefois, à l’engagement que vous avez pris de présenter des options claires, même si la solution proposée peut parfois s’avérer difficile à accepter aussi bien qu’à faire accepter.

Renouvellement du milieu de travail

La modernisation du milieu de travail fait partie intégrante du renouvellement de la fonction publique.

Comme bon nombre d’entre vous le savent déjà, je ne rate jamais une occasion de parler du renouvellement du milieu de travail.

À mon avis, cet enjeu est directement lié à la solidité à long terme de la fonction publique.

Dans un milieu de travail plus moderne, nous continuerons de travailler à répondre aux attentes des Canadiennes et des Canadiens, à fournir d’excellents services à notre clientèle, à donner à nos élus les meilleurs conseils possible et à demeurer un employeur compétitif.

Le renouvellement du milieu de travail est également essentiel au maintien d’une fonction publique compétente, sûre de ses moyens et créative. 

La transformation va s’opérer à tous les niveaux, de l’actualisation de nos vieux systèmes informatiques jusqu’à la restructuration et au réaménagement des immeubles et des bureaux, en passant par les modes d’impression de nos documents et le papier que nous utilisons pour les imprimantes. 

Il y a un an, je ne me voyais pas tweeter ou lire les nouvelles sur mon iPad, et je ne me préoccupais pas d’applications. Et pourtant, regardez-moi maintenant.

Au cours des cinq dernières années, les gouvernements provinciaux se sont engagés sur des voies nouvelles et audacieuses. Et ils ont réussi à se doter de systèmes plus efficaces de prestation des services.

Nous suivons de près la réforme du système d’éducation en Colombie-Britannique et celle des services de soins de santé en Ontario. D’autres pays, dont l’Australie, s’inspirent de leur exemple et, à leur tour, passent à l’action. 

Les médias sociaux et les outils Web 2.0, comme le Wiki de Ressources naturelles Canada et le GCPEDIA, favorisent l’implantation d’une culture de l’apprentissage, servent de véhicules pour le transfert des connaissances et permettent de créer un espace de mémoire collective, sans compter qu’ils améliorent la qualité de notre travail.

Comme on peut le lire dans le 17e rapport annuel, le renouvellement du milieu de travail englobe notre mode de fonctionnement, notre lieu de travail, nos outils de travail et les tâches à accomplir.

L’ESA (Examen des services administratifs) — Des services améliorés, plus rapides et plus intelligents pour les Canadiens et les Canadiennes

Comme bon nombre d’entre vous le savent déjà, nous nous sommes engagés sur la voie de l’innovation et de l’amélioration de nos services. Et je suis heureux de pouvoir dire que nos premiers efforts ont été couronnés de succès.

Service Canada dans le secteur des services de première ligne comme la rente d’invalidité, l’assurance sociale et le Programme fédéral d’expérience de travail étudiant, et l’Agence du revenu du Canada au chapitre de la fiscalité et des prestations pour enfants, sont d’importants fournisseurs de services dont la réputation est déjà bien établie et qui servent une vaste clientèle.

Mais nous ne saurions en rester là, nous avons du retard à rattraper.

La mise en place du Gouvernement en direct (1999-2006) et de Service Canada (2005) a fait de nous, à l’échelle mondiale, des chefs de file en matière de prestation des services. Mais nous sommes maintenant en perte de vitesse.

Les services que nous avons à offrir ne répondent plus aux attentes des Canadiens et des Canadiennes, compte tenu surtout de la popularité croissante des transactions en ligne où il n’est plus nécessaire de répéter les mêmes renseignements à une foule de ministères et d’organismes.

Cet abîme où nous avons fini pas nous enfoncer découle de cet environnement public que j’ai évoqué tout à l’heure, et de notre propre milieu de travail.   

En 2008, pour la première fois en presque dix ans, le taux de satisfaction par rapport aux services gouvernementaux a chuté (Citizens First 5, 2008). 

Afin de regagner l’avantage que nous avons perdu en matière de prestation des services, nous devons agir vite et produire des résultats concrets.

La démarche traditionnelle, verticale, ministère par ministère, ne tient pas compte des attentes et des besoins de la clientèle.

Nous devons opter plutôt pour une approche pangouvernementale, et les changements apportés doivent être stratégiques et de portée générale, et produire des résultats tangibles.  

C’est dans ce contexte qu’est né l’Examen des services administratifs, l’ESA.

ESA

Sous la direction de Daniel Jean, les fonctions administratives et les frais généraux du gouvernement ont fait l’objet d’un examen exhaustif visant à simplifier nos opérations et nos mécanismes de prestation des services, ainsi qu’à réduire les coûts de fonctionnement de nos programmes.

La proposition de valeur est une stratégie qui a pour but d’accroître la qualité et la rentabilité des services offerts à nos citoyens et à nos entreprises. Elle incorpore les éléments et les résultats attendus de l’ESA.

Et elle offre au gouvernement une occasion idéale de donner l’exemple en appliquant à son propre appareil administratif sa stratégie numérique.

L’ESA agit comme une lentille horizontale par laquelle nous pouvons observer nos façons de faire, qu’il s’agisse de la prestation des services, de l’administration des systèmes informatiques, des finances et des ressources humaines, ou encore de la gestion et de l’aliénation des biens immobiliers. Autrement dit, tout ce que l’on appelle couramment les fonctions de soutien interne.

L’évolution des pratiques et des technologies commerciales nous permettra de simplifier, de normaliser et de consolider nos infrastructures, par la mise en place de centres de données, par exemple.

Elle nous aidera aussi à moderniser notre système de messagerie électronique, entre autres, afin que les fonctionnaires puissent conserver la même adresse courriel tout au long de leur carrière, peu importe leur ministère ou leur organisme d’attache.

Nous pourrons ainsi améliorer l’efficacité et la rentabilité de nos infrastructures et de nos services.

Cela nous aidera aussi à nous concentrer davantage sur nos fonctions essentielles et à nous positionner de manière stratégique en prévision des changements démographiques qui se profilent déjà à l’horizon. 

Depuis le mois de mai, Daniel et son équipe ont passé des heures et des heures à discuter avec les sous-ministres, les sous-ministres adjoints et les membres des conseils fédéraux régionaux, ainsi qu’avec trois éminents Canadiens (en la personne de Paul Tellier, David Emerson et Carol Stephenson) qui agissent dans ce dossier en tant que conseillers externes.

Daniel et moi, nous nous sommes entretenus à deux reprises avec le Premier ministre de même qu’avec les ministres Flaherty et Day. D’autres échanges sont d’ailleurs prévus pour cet automne.

Les ministres trouveront dans le rapport final des conseils qui les aideront dans le contexte du Budget 2011. Je suis émerveillé par le travail que l’équipe responsable de l’examen a accompli en seulement cinq mois. 

J’attends beaucoup de l’ESA et des propositions qui en découleront. Je suis même persuadé que cette approche révolutionnera les façons de faire du gouvernement.

Pour un véritable travail d’équipe

Vous tous et toutes, que vous soyez analystes, agents, conseillers, peu importe le poste que vous occupez, vous accomplissez au quotidien tout ce à quoi les membres de l’équipe de l’ESA ont travaillé sans relâche tout l’été. 

Vous formez une équipe exceptionnelle. Vous possédez l’art de tout faire paraître simple et facile — c’est ce qui fait votre force.

Fort de cet extraordinaire professionnalisme qui vous caractérise, vous allez devoir, cet automne et l’hiver prochain, tout au long de l’année qui vient, recommencer à travailler à un rythme que vous connaissez bien, celui du BCP.

Je compte sur votre collaboration et votre appui vis-à-vis de vos collègues. 

Je vous invite aussi à prendre le temps d’encadrer un ou une collègue, de lui servir de mentor, de lui faire profiter de votre expérience — nous faisons tous des erreurs, et nous avons tous des leçons à en tirer.

Votre travail est difficile et vous le faites de façon exemplaire. Trouver un juste équilibre entre votre vie professionnelle et votre vie privée ne peut que vous aider.

Rappelez-vous que servir l’État est un honneur et un privilège.

Poursuivez votre tâche avec fierté, sachez reconnaître l’importance des conseils que vous prodiguez, et restez fidèles à vos idéaux.

Mot de la fin

Je suis tout aussi impressionné maintenant par le BCP que je l’étais à mon arrivée, sinon plus.

Je trouve toujours autant de plaisir à occuper mon poste actuel.

C’est un privilège pour moi que de travailler à vos côtés jour après jour. 

Je vous sais gré du travail extraordinaire que vous faites, de votre professionnalisme, de votre énergie, de votre dynamisme et de votre franchise.

Merci de votre temps et de votre patience. Et continuez votre bon travail!