Notes d’allocution de Wayne G. Wouters pour le Camp de culture de collaboration
le 15 octobre 2010
L’allocution définitive fait foi
Merci, Daniel, de cette présentation et de votre invitation à cette rencontre que vous avez organisée. Je suis heureux d’être parmi vous aujourd’hui.
Ce camp est un exemple encourageant, convaincant et concret de collaboration et d’innovation de masse.
Ce que vous avez fait m’impressionne beaucoup! Vous avez tout organisé vous-mêmes, sans frais, et en utilisant les technologies collaboratives.
C’est tout à fait remarquable. Souhaitons que cette façon de faire soit imitée dans la fonction publique.
J’espère que ma présence ici sera considérée comme une nouvelle preuve de mon engagement à favoriser la collaboration et l’innovation en milieu de travail.
La fonction publique est plus forte parce qu’elle a établi des réseaux, consulte, diffuse l’information et demande conseil.
L’activité d’aujourd’hui est l’exemple parfait d’une situation de tous les jours : des fonctionnaires qui prennent l’initiative, qui collaborent et qui établissent des liens avec leurs pairs.
Si nous voulons préserver l’excellence des services que nous offrons aux Canadiens, nous devrons abattre les cloisons, les éliminer pour toujours de nos organisations.
Si vous êtes ici aujourd’hui, c’est probablement que vous prônez des méthodes de travail plus efficaces pour les fonctionnaires.
Notre époque est exigeante, et nous en subissons tous les conséquences. La fonction publique, comme toutes les grandes organisations mondiales, compose avec un milieu en perpétuel mouvement.
Aujourd’hui, le monde est beaucoup plus complexe, plus branché et plus intégré qu’il ne l’était au début de ma carrière.
Et les gouvernements de partout dans le monde se butent aux mêmes problèmes. Comme nous, ils tentent de relever les défis tout en trouvant des façons de rétablir l’équilibre fiscal.
Les règles du jeu ont changé, mais nous avons démontré que lorsque nous devons collaborer et transcender les frontières organisationnelles, nous sommes capables d’excellents résultats, et ce, même si les situations sont souvent très complexes.
Le Plan d’action économique, les sommets du G8 et du G20, l’aide humanitaire en Haïti, les Jeux olympiques et paralympiques, la grippe H1N1 — regardez tout ce que l’on peut faire quand le temps nous presse. Nous en avons été témoin, nous savons donc que c’est possible, et ce, à tous les niveaux.
En tant que Canadiens, en tant que fonctionnaires, nous devons être fiers. et ce ne sont là que quelques exemples de ce que nous pouvons faire.
De plus en plus, les citoyens exigent des services améliorés, plus rapides et de meilleure qualité.
Pour réussir dans ce contexte, nous devons innover et collaborer davantage.
Hier, devant le Forum des SMA, c’est un message très similaire que j’ai transmis.
L’un de nos plus grands défis, que vous comprendrez plus particulièrement, sera de mettre à niveau nos outils et nos environnements de travail, lesquels n’ont pas évolués au même rythme que la technologie.
C’est pourquoi je suis si emballé par la créativité et l’ingéniosité dont vous avez fait preuve pour organiser cette activité, et par le succès de la campagne Facebook d’Anciens Combattants « Le Canada se souvient », du wiki de Ressources naturelles et de GCPEDIA.
Je parle souvent de la transformation nécessaire dans la fonction publique et de la transition que nous devons faire pour ne plus craindre le risque, mais plutôt être conscient du risque.
Pensez un peu à ces images extraordinaires qui nous parviennent du Chili depuis deux jours. Pensez à cette entreprise magnifique qui a permis d’aller secourir les trente-trois mineurs.
L’opération de sauvetage est un exemple incroyable de prise de risque calculé, d’innovation, de collaboration et de coopération de toutes les sphères de compétence.
Et au-delà de la prouesse d’ingénierie, les efforts, ainsi que la couverture médiatique, ont été déployés partout dans le monde.
Mercredi, le Premier ministre a déclaré ce qui suit :
« Les Canadiens et les Canadiennes peuvent être fiers de la participation des entreprises de leur pays venues à la rescousse : elles ont percé deux puits d'évacuation, mais aussi procuré du transport aérien, de l'expertise en perçage, des génératrices, des modules de logement temporaires ainsi que les premières communications par satellite sur place. »
Imaginez tout ce que nous pourrions faire de plus si cette culture, ces façons de faire étaient courantes dans la fonction publique.
En tant que chef de la fonction publique, je peux encourager le changement, je peux prendre certaines mesures, mais je ne peux pas agir seul.
Mon but aujourd’hui est de vous motiver à trouver les réponses. Il ne s’agit pas simplement de presser un bouton, car ce bouton n’existe pas. C’est une question d’attitude personnelle et de culture collective.
Nous avons tous un rôle à jouer.
J’ai déjà demandé à vos sous-ministres (dans le Plan d’action pour le renouvellement de la fonction publique 2010-2011) de me signaler les mesures qu’ils ont prises en vue de mettre en place de solides réseaux d’employés et de gestionnaires, d’instaurer un climat de collaboration dans leur milieu de travail et d’explorer la technologie Web 2.0.
Tous les sous-ministres ont des comptes à rendre, et ce qu’ils auront à me dire occupera une place essentielle dans mon prochain rapport annuel.
Certains d’entre vous savent peut-être déjà que j’ai une page GCPEDIA, que je tweet assez souvent, et que j’ai mon propre site (greffier.gc.ca).
Mes tweets visent à mettre en relief l’excellent travail qui se fait dans la fonction publique. Je suis constamment à la recherche de nouveaux exemples de ce que nous accomplissons au service de la population.
D’aucuns estiment qu’il n’y a rien d’extraordinaire dans mes tweets, mais bon, c’est de la publicité gratuite!
Lorsque j’ai décidé d’utiliser les outils et les principes de Web 2.0, je voulais notamment montrer que l’on n’a rien à craindre de la nouveauté.
Et vous aurez remarqué comme moi que, depuis que nous nous sommes engagés dans cette voie, le ciel ne nous est pas tombé sur la tête. En fait, il paraît plus vaste encore, et plus accessible!
Ce sont là de modestes efforts, mais il faut bien commencer quelque part.
Le changement nécessite du temps, des efforts et de la détermination. Et c’est un processus qui ne finit jamais, le besoin est toujours là. Le renouvellement, ou peu importe le mot que l’on pourra utiliser pour le désigner, est un processus continu.
L’innovation et l’efficacité doivent faire partie intégrante de notre quotidien. Il faut les inscrire dans notre ADN.
En voici un excellent exemple dont j’aimerais vous entretenir brièvement : le réseau social mis en place en prévision des sommets du G8 et du G20.
Grâce aux liens de collaboration qui se sont tissés entre Open Text — le réseau canadien des médias numériques — et le ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, les participants ont eu à leur disposition pour la première fois une plate-forme sécuritaire de réseautage social.
Les hauts diplomates et les autres représentants de haut rang des pays du G20 ont utilisé cette plate-forme durant les mois qui ont précédé la réunion.
Lorsque la réunion a finalement commencé, ils avaient déjà discuté de différents enjeux, exprimé des points de vue, en toute sécurité. Ces échanges ont ouvert la voie à des discussions plus fructueuses.
Cet environnement de travail virtuel et sécuritaire, le premier du genre au monde, a donné aux sommets une pertinence accrue à l’échelle planétaire, et présenté le Canada comme un chef de file de l’économie numérique.
En terminant, j’aimerais souligner que la plupart d’entre vous ont une longueur d’avance sur leurs gestionnaires en ce qui touche la collaboration. Et je sais aussi combien il peut être difficile de garder le rythme.
Malgré tout, je vous encourage à continuer de faire tomber les barrières tout en cherchant des façons nouvelles et meilleures de travailler ensemble.
Vos efforts collectifs, et ceux de l’ensemble des serviteurs de l’État, sont la clé des progrès à venir. Et je vous en remercie, tous et toutes.
Le changement prend du temps, et nous sommes encore loin du seuil critique. Cela dit, en mettant à profit ce que vous avez appris ici aujourd’hui et en répandant la bonne nouvelle dans vos organismes et vos réseaux, vous pouvez faire bouger les choses.
Encore une fois merci, et continuez votre excellent travail!